Les Lionnes de Venise (Tome I) de Mireille Calmel

Felix José Hernández

 

 

Paris le 12 juillet 2017.

Mireille Calmel nous offre une véritable immersion dans la Venise mythique de l'amour et des masques du 17ème, il ne suffit que de quelques lignes pour remonter le temps.  L'écriture est légère  et fluide. L'histoire pleine de rebondissements arrive à nous captiver et nous émouvoir. 

Après le succès de sa série sur Aliénor d’Aquitaine, Mireille Calmel nous plonge avec maestria dans la Venise trouble du XVIIe siècle.

 

Un formidable roman de cape et d’épée qui entraînera le lecteur de la cité des masques aux terres des mousquetaires.

 

Venise, campo Santa Fosca, octobre 1627. 

 

Quand désir et pouvoir côtoient le plus intrigant des mystères.

 

Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure.

Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s’immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s’enfonce dans les arrière-cours des palais. Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l’amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots.

Dans ces bas-fonds de la cité lacustre, amis et ennemis avancent masqués. Lucia joue de ses charmes, de son épée, de son poignard aussi qu’elle porte au mollet. Elle ruse, croise le fer avec Giorgio Cornaro, le fils du doge, homme corrompu et dangereux, prête à tout pour découvrir la vérité sur cette gravure dont tous, à Venise, sont convaincus qu’elle recèle le secret du pouvoir absolu.

 

« Espionnage, amour, ruses et pouvoir : rien ne manque à ce trépidant roman vénitien. » Amélie Cordonnier, Femme actuelle

 

« Un nouveau livre de Mireille Calmel est toujours l’assurance de partir dans un voyage plein d’aventures, avec des héroïnes fortes et féminines et une intrigue qui tient en haleine. (…) L’action est toujours haletante, pleine de rebondissements et pousse les lecteurs à tourner fébrilement les pages. » Martial Maury, Sud Ouest

« Plaisir garanti avec Les Lionnes de Venise, signé d’une orfèvre de l’énigme. (…) Le romantisme n’est pas absent de cette folle équipée, et la fin ouvre sur une suite qui appelle vengeance. » Pierre VavasseurLe Parisien

 

« [Mireille Calmel] nous emporte une nouvelle fois au bras d’héroïnes flamboyantes. (…) On rêve, on aime, on pleure et on attend la suite avec impatience… » David Lelait-Helo, Nous Deux

 

« À lire sans modération… » Connaissance des Arts

 

« Un roman de cape et d’épée qui dépote ! » Delphine PerasL’Express.fr 

 

« La peinture réussie d’une Venise envoûtante, mystérieuse et machiavélique. » Philippe Vallet, France Info

 

Les Lionnes de Venise (Tome I) de Mireille Calmel :

https://www.youtube.com/watch?v=bMpTDpJ_Hpg

 

Interview de l’auteur :

 

Votre nouveau roman est une véritable plongée dans la Venise du XVIIe siècle, celle du carnaval des puissants et des pauvres. Après le succès de votre série sur Aliénor d’Aquitaine, comment vous est venue l’envie de nous transporter dans cette Venise méconnue ?

  • Il m’a été très difficile et douloureux de dire adieu à ces personnages qui m’ont habitée si longtemps, Aliénor, Loanna de Grimwald, Jaufré Rudel, Richard Cœur de Lion… Je les ai tellement aimés, portés ! Et puis, d’un coup, comme chaque fois, des images sont apparues, récurrentes, puissantes, avec Venise en décor. Une Venise troublante, intuitive, à fleur d’eau et de masques. Parmi ces images, deux visages de femmes encadrant le Lion de San Marco se sont imposés. Il ne me restait plus qu’à leur donner chair et à les embarquer dans la mystérieuse histoire d’un grimoire…

 

Ces deux personnages, ce sont Isabella Rosselli, une sublime courtisane, et Lucia, la fille d’un imprimeur, Giuseppe de Seva, jeune fille aussi érudite que valeureuse au combat…

  • Au début du roman, Lucia a l’innocence de ses vingt ans et ne rêve que d’épouser l’apprenti de son père. Elle est curieuse de tout, lettrée, et sait manier l’épée. Isabella, elle, est la maîtresse de l’ambassadeur de France. Elle est aussi et surtout l’une des espionnes les plus redoutables de Venise. Le destin de ces deux femmes va basculer le jour où Lucia va se retrouver au milieu des flammes qui dévastent l’imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes masqués. Qui donc se cache derrière ce crime ? Curieusement, la veille, Isabella est venue faire reproduire une étrange gravure. Cet événement va complètement transformer Lucia. Elle se révèle soudain une incroyable combattante. Une lionne.


Commence alors une formidable intrigue…

 

  • Qui se déroule en 1627, au coeur d’une république de Venise très puissante mais totalement corrompue depuis que Giovanni Cornaro est devenu doge. Son fils Giorgio et sa fille Serafina profitent en effet outrageusement de ce pouvoir. Pour sauver son père, Lucia s’immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants, s’enfonce dans les bas-fonds de la cité lacustre. Elle joue de ses charmes, ruse, mais aussi croise le fer avec Giorgio Cornaro, prête à tout pour découvrir la vérité sur cette gravure dont tous, à Venise, sont convaincus qu’elle recèle le secret du pouvoir absolu. Un grimoire qui, dans la ville, a déjà fait commettre les pires exactions… Mais je ne vous en dirai pas davantage. Sachez seulement qu’à cet instant, derrière chaque masque, chaque couloir, se cache le danger, la survie ou l’amour, tandis qu’éclatent les ors et les feux d’artifice.

 

Comme dans vos autres romans, y a-t-il une part de vérité historique dans les personnages et l’histoire que vous nous contez ?

  • Plus qu’une part… Ils ont tous existé. Et c’est justement cette extraordinaire palette d’êtres hauts en couleur qui m’a attirée. Quant au grimoire, à cette gravure même, ils existent tous deux également. Ils sont déjà entrés dans la légende, au même titre qu’Excalibur, Mélusine, ou encore Nostradamus dont un célèbre quatrain sert de clef au lecteur.

Comment procédez-vous pour vous immiscer dans les failles de l’Histoire en mêlant si étroitement réalité et fiction ?

 

 Comme toujours, je plonge dans les archives, je fouille, je lis, je questionne. Vous n’imaginez pas ce que l’on peut découvrir à Venise ! Le nombre de secrets enfouis ! On ne connaît d’elle qu’un cliché, une histoire à nulle autre pareille. Mais sa véritable couleur est infiniment mystérieuse. Alors, une fois le lien découvert entre mes lionnes et ce grimoire, j’ai tiré les fils. Et le rythme s’est accéléré. Ce roman est difficilement classable. C’est à la fois un thriller endiablé, un roman d’amour, d’aventure, et une plongée dans l’Histoire et la légende. On ne construit pas un roman comme cela. C’est lui qui vous construit. Dire qu’il ne m’a pas été inspiré comme les autres serait mentir. Je suis une passeuse de mémoire. Je ne sais toujours pas comment ça marche, mais mes lecteurs me le disent souvent, ce qui habite mes livres ce sont une voix, un espoir, une force. Une respiration qui permet de dire : et si c’était vrai ? Une chose est certaine : mes lionnes donneront de l’énergie à toutes celles et tous ceux qui suivront leurs aventures.

 

Vous nous laissez sur notre faim. Envisagez-vous une suite ? Où nous mèneront ces lionnes de Venise ?

  • La suite est prévue pour la fin de l’année. Nouvelle date : 1630. Nouveau décor : Paris. Nouveaux personnages dans le sillage de mes deux héroïnes : Richelieu, d’Artagnan… De quoi, je l’espère, continuer à surprendre mes lecteurs comme moi-même je l’ai été en écrivant.

 

Mireille Calmel a l’habitude de dire que l’écriture lui a sauvé la vie. Car lorsque, à l’âge de 8 ans, elle tombe gravement malade et est déclarée perdue, Mireille commence à écrire, par besoin d’extérioriser sa peur, mais aussi parce qu’elle croit profondément que tant qu’elle écrira, elle ne mourra pas.

Et inexplicablement, bien que les médecins aient renoncé, la maladie régresse. Peu à peu, Mireille reprend des forces, recommence à marcher. Elle travaille avec acharnement ses cours par correspondance, sans jamais cesser d’écrire : 250 poèmes, des chansons, un roman… Ce n’est qu’à quinze ans qu’elle retrouve une vie pleinement normale. Elle ne pense plus qu’à écrire, lire, chanter, vivre à tout prix.

Elle écrit des chansons, des nouvelles, des pièces de théâtre, dont l’une destinée aux adolescents sera couronnée d’un prix, chante dans les bals populaires, organise un festival de théâtre, monte des spectacles sur différentes scènes à travers la France…

En 1995, elle dépose un dossier d’insertion et obtient le RMI pour écrire ce qui deviendra Le lit d’Aliénor. Cinq ans après, elle envoie son manuscrit à Bernard Fixot, avec qui elle signe son premier contrat. Et c’est le succès : plus de 100 000 exemplaires vendus en librairie en France, 800 000 exemplaires vendus dans le monde… Deux ans après, les héroïnes de son Bal des Louves rencontrent le même engouement auprès du public.

Mireille Calmel vit en Aquitaine, à Saint-Christoly-de-Blaye, avec son mari et ses enfants.

Les Lionnes de Venise (Tome I). Mireille Calmel. Roman. © XO Éditions, 2017.  352 pages. 153 mm x 240 mm. 19,90 euros. © Malgorzata / Arcangel Images. Photographie de Mireille Calmel © Cathy Bistour. Couverture : Bruno Berbette. ISBN : 978-2-84563-853-2

 

Publié par Félix José Hernández.