Felix José Hernández

 

Paris le 21 août 2017.

 Un roman drôle, attachant, rafraîchissant et  positif. J'ai aimé ce livre, car  j'ai passé grâce à lui un très bon moment.

Dans la vie, on a tous droit à une deuxième chance.


 Rose, 36 ans, mère célibataire, est une femme dévouée qui a toujours fait passer les besoins des autres avant les siens. Après avoir perdu son père et son emploi, la jeune femme apprend que Baptiste, son fils unique de 18 ans, quitte la maison. Son monde s’effondre.


Cette ex-nounou d’enfer est alors contrainte d’accepter de travailler comme dame de compagnie pour une vieille dame riche et toquée, Colette, et son insupportable fille, la despotique Véronique.


Et si, contre toute attente, cette rencontre atypique allait changer sa vie ?
 
Une cure de bonne humeur et d’optimisme !


Aurélie Valognes a 33 ans. Véritable best-seller en France, son premier roman, Mémé dans les orties, a conquis des centaines de milliers de lecteurs à travers  le monde. Son deuxième roman, Nos adorables belles-filles (Lafon, 2016), connaît également un grand succès et paraîtra simultanément au Livre de poche sous le titre En voiture Simone.

 

Minute, papillon ! Aurélie Valognes. Éditions Mazarine. Collection ; Romans / Récits. 272 pages. Format : 153 x 235 mm. 17,90 euros. Couverture : N.W. Photographie : ©  Shutterstock. ISBN : 978-2-863-74452-9

 

Publié par Félix José Hernández.

 

Paris le 21 août 2017.

Premier roman passionnant, un récit intime, bouleversant, profondément humain sur : l’art, la vie, l’enfance et l’âge adulte.

 « La liberté c’était pour les oiseaux et les poissons. Les êtres humains allaient tout au plus en vacances. »

Qu’est-ce que vivre ? Est-ce autre chose qu’être vu par autrui ? Hantée par ces questions, au sortir de l’École des beaux-arts d’Amsterdam, Minnie Panis devient une artiste conceptuelle renommée. Les étranges séries de photos qu’elle produit montrent des traces de son existence, mais jamais elle-même.

Le choc est d’autant plus violent lorsqu’elle se découvre un jour, presque nue, offerte à tous les regards en couverture d’un célèbre magazine de mode. Minnie n’est pas femme à subir un tel “vol d’image” sans réagir : de cette mésaventure surgit un nouveau projet aux implications radicales, où elle entraînera le voleur et se mettra elle-même, plus que jamais, en danger.

Si Minnie s’interroge tant sur sa vie, c’est qu’elle a bien failli ne pas naître, et ensuite ne pas survivre. À plusieurs reprises, les interventions d’un mystérieux médecin aux méthodes New Age, le Dr Johnstone, l’ont sauvée. Mais elle ne peut en avoir gardé le souvenir…

Cet éblouissant premier roman ne cesse de nous surprendre : on croit lire une satire de la scène artistique contemporaine et l’on se retrouve embarqué dans une aventure métaphysique, habilement masquée par une ironie étincelante et une érudition drolatique, qui nous entraîne d’Hildegarde de Bingen à David Bowie et du calendrier maya à Samuel Beckett. Que reste-t-il de l’art et de la vie quand les deux se confondent ? Ce roman lui-même est une expérience, son titre une clef à garder en mémoire à chaque page.

 « Le jour où Minnie Panis disparut pour la troisième fois de sa propre vie, le soleil était bas et la lune haut dans le ciel. C’était le 11 février 2012, une journée claire, froide mais pas assez : tôt le matin, elle avait déjà pu sentir la chaleur du soleil sur la peau pâle et rêche de son visage. C’était un samedi.

Pendant des jours et des jours, il avait fortement gelé. Les écluses étaient fermées dans le centre d’Amsterdam et pour la première fois depuis des années, on patinait sur les canaux. On organisait et on annulait des randonnées en patins, on spéculait sur un Tour des Onze Villes, oui, non, cadence hivernale  qui tenait le pays en haleine comme s’il s’agissait des cours de la Bourse et que tout le monde possédat  des actions. Puis il se mit à geler moins fort. L’air devenait gris et humide, et il ne semblait pas plus doux, mais plus dur et plus vide. Des morceaux de glace jaunâtres surnageaient dans le canal du Herengracht, des canettes de bière et des paquets de chips venaient flotter à la surface et c’était comme si tout le monde commençait seulement à sentir le froid, et le poids de l’hiver.

 

Le corps humain a la vue singulièrement courte en ce qui concerne l’état amoureux et les conditions climatiques : il pense que la situation présente durera toujours et ne tire aucune, mais vraiment aucune leçon du passé, qui crie peut-être quelque chose, mais contre le vent. Ainsi lorsque, par ce samedi matin de février, le soleil perça, plus personne n’avait envisagé cette possibilité. Des milliers d’yeux clignèrent avec étonnement à la vue de cette lumière improbable et grandiose qui était subitement descendue sur le monde et qui teintait de bleu toutes les molécules de l’atmosphère. Par de telles journées, on n’a pas beaucoup le choix. On peut laisser les rideaux fermés, mais dehors, le monde s’est étiré et toutes les choses s’étirent avec lui, plus haut, toujours  plus haut en direction du soleil.

 On peut se demander pourquoi vers deux heures de l’après-midi, Minnie alla délibérément se tenir sur la glace trop fine et y resta alors que celle-ci se brisait, juste légèrement étonnée quand cela s’accomplit  sous ses pieds, cette transformation du solide en liquide. Pourquoi elle ne se contenta pas de voir les arbres, mais les regarda et sut avec certitude que c’étaient des platanes. Pourquoi elle eut le réflexe de balancer les bras, comme une parodie de danseur de corde, et pourquoi, mais pourquoi tout cela ne fit pas un seul bruit. »

« Un premier roman tranchant et lumineux.  » Christophe Ono-dit-Biot, Le Point

« Ce jour là, à Paris, on a envie de rassurer Minnie - Niña, cette jeune "chercheuse de traces" à l'identité incertaine. Avec ce livre, elle en laisse une, assurément. Originale et prometteuse. Qui en appellera d'autres.  » Florence Noiville, Le Monde des livres

 « On parle dans ce livre de Beckett, de Bowie, on songe bien sûr à Sophie Calle (…) C'est très troublant, très incarné et d'une intelligence qui ne se dément jamais.  » "La compagnie des auteurs", Olivier Mony, France Culture

 « Sa façon très singulière d'aimer et d'agir, son regard décalé sur le monde ont valu à ce premier roman et à son auteure de 29 ans un énorme succès et plusieurs prix. Mérités.  » Gilles Chenaille, Marie-Claire

 « Les Conséquences est un texte rempli de vérités à partager sur le chagrin, l'amour, les rendez-vous ratés. Etre au monde est une tache difficile qui relève de la performance, tous les personnages le vérifient  » Virginie Bloch-Lainé, Libération

Niña Weijers née en 1987, a étudié la littérature à Amsterdam et à Dublin. Les Conséquences a été très acclamé à sa sortie aux Pays-Bas et en Bélgique. Plusieurs fois couronné (prix Anton Wachter du premier roman, prix du public Gouden Uil, 2015).

Les conséquences. Niña Weijers. © Editions Actes Sud pour la traduction française, 2017. Traduit du néerlandais (Pays-Bas) par Sandrine Maufroy. Photographie de couverture © Martina Zancan / Trigger images. 352 pages. 22,80€. ISBN 978-2-330-06315-3.

Publié par Félix José Hernández.


Paris le 20 août 2017.

Un thriller haletant, sensible, angoissant, profondément humain, qui confirme le grand talent de Sonja Delzongle. Elle nous entraîne dans une traque impitoyable.  C'est un excellent roman, un très bon moment de lecture.

Hanah Baxter, la célèbre profileuse, confrontée ; au père qu'elle a toujours renié. Un duel implacable, une lutte à mort.

Saint-Malo, début 2014.

Du haut des remparts, un vieil homme contemple la houle, savourant sa liberté. Erwan Kardec vient d'être libéré de prison pour raisons de santé. Il y a vingt-cinq ans, il a tué sa femme à mains nues, presque sous les yeux d'Hanah, leur fille de dix ans. Jamais il n'aurait été démasqué si elle n'avait pas fini par trouver le courage de le dénoncer.

Il hait sa fille. Depuis vingt-cinq ans il veut se venger d'elle, de sa trahison. Mais il n'a aucune idée de ce qu'elle est devenue. Avant de mourir, il doit la retrouver, pour la tuer.

New York, début 2014.

Hanah Baxter, la profileuse, traverse une sombre période de doute. Elle craint de découvrir ce qu'est cette douleur qu'elle sent sous ses côtes. Elle se sent observée, son angoisse augmente de jour en jour, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Mais elle finit par se l'avouer : son père a été libéré et, elle en est persuadée, il va la retrouver, malgré le nom d'emprunt américain qu'elle a choisi pour effacer ses traces. La confrontation qu'elle a si longtemps repoussée est désormais inévitable. Confrontation avec le monstre qui a tué sa mère et avec la vérité sur le drame de son enfance, une vérité bien éloignée de celle qu'elle croyait connaître.

Par une construction double maîtrisée, plongeant le lecteur tantôt dans les intentions de Kardec, tantôt dans l'esprit tourmenté de Baxter, Sonja Delzongle nous entraîne dans un face-à-face époustouflant. Après Dust et Quand la neige danse, elle confirme ainsi qu'Hanah Baxter est un des personnages qui comptent dans le paysage du thriller français.

Née en 1967 d'un père français et d'une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Elle a mené une vie de bohème, entre emplois divers (les plus marquants ayant été le commerce artisanal africain-asiatique et la tenue d'un bar de nuit) et écriture. Elle partage aujourd'hui sa vie entre Lyon et la Drôme.

« Le très dérangeant mais fort efficace Dust est un roman à lire d'urgence. » Le Monde

« Effroi garanti ! » Cosmopolitan

« Un thriller atypique, noir et captivant. » Le Progrès

« D'une plume acérée, Sonja Delzongle  nous entraîne dans une traque impitoyable et cornélienne. Un thriller essentiel." »Madame Figaro.V.G.

« Le personnage d'Hannah s'épaissit, d'un volume au suivant, et la série ne fait que monter en puissance ! » L'Amour des Livres

« Une héroïne inoubliable, un suspense insoutenable et un twist final renversant... Du grand art ! » Maxi

« Ce troisième opus se lit d'une traite. » Ouest France . Karin Cherloneix

Récidive.  Sonja Delzongle. © Editions Denoël, 2017. Collection Sueurs Froides. 416 pages. 155 x 225 mm. ISBN : 978-2-207-13562-4  

Publié par Félix José Hernández.

 

 

 

 

León, 22 de agosto de 2017.

 Querida Ofelia:

 Ayer tuve  la oportunidad de visitar la interesante  exposición chance & change en el MUSAC de León.

Me ofrecieron muy gentilmente esta documentación que te estoy enviando con la presente carta. Te ruego que la hagas circular allá en La Habana.

 chance & change [oportunidad / casualidad y cambio] es la primera exposición individual en España del artista holandés herman de vries (Alkmaar, Países Bajos, 1931). Esta muestra retrospectiva abarca un extenso período de trabajo de más de 50 años, e incluye obras tempranas “informales” así como producciones específicas donde la naturaleza se presenta como una obra de arte.

Como miembro del grupo vanguardista holandés Nul y del movimiento internacional ZERO en los años 50, de vries buscaba nuevas relaciones entre el arte y la realidad, huyendo del colorido del expresionismo para adoptar la ausencia de una firma personal. Encontró esta neutralidad a través del monocromo, la repetición o serialidad y el uso directo de materiales y objetos cotidianos. Fruto de ello son collages de papel blanco sobre fondo blanco, esculturas blancas o pinturas blancas.

Estas obras blancas tenían una intención de objetividad pura, uno de los principios del grupo ZERO. Sin embargo, su fascinación por el mundo natural acompañado por un interés creciente en el lenguaje y la filosofía —sobre todo el Tractatus Logico-Philosophicus de Ludwig Wittgenstein—, así como las escrituras budistas y taoístas, han marcado sus obras posteriores sin dejar nunca el espíritu ZERO.

Formado como horticultor, de vries trabajó en el Instituto de Investigaciones Biológicas Aplicadas en la Naturaleza en Arnhem, Países Bajos, como biólogo durante 16 años. En este periodo, tenía que llevar a cabo experimentos utilizando el concepto del azar para determinar ciertos aspectos sobre la distribución de los elementos naturales, los depósitos minerales y la vida animal y vegetal. De ahí surgió la serie random objectivations que pretendía erradicar todo lo personal o subjetivo —principios ya presentes en sus trabajos informales— como se aplica en experimentos científicos.

En 1975, de vries concluye que ningún modelo o reproducción puede ser tan complejo como para representar a la complejidad de la naturaleza. A partir de ese momento, de vries empezó a vivir en concordancia con sus ideas sobre el orden de la naturaleza, coexistiendo sin jerarquía y profundizando en la experiencia de la vida real del ser cotidiano. Así, decidió escribir su nombre con minúscula como expresión de su creencia en la igualdad y de su oposición a cualquier jerarquía. De vries se siente uno con la naturaleza que considera como su realidad primaria y en la que se basa la existencia humana.

1 and 3 hours beneath my apple tree [1 y 3 horas bajo mi manzano] (1975) es la obra más temprana donde de vries intenta demostrar la idea del azar en la naturaleza. Pegó las hojas según se cayeron del manzano, en una configuración que parece al azar, haciendo visible aquello que no vemos normalmente: el azar y la casualidad. chance & change [oportunidad / casualidad] es la versión dinámica de de vries sobre la evolución, donde tiene en cuenta no sólo el desarrollo sino también la variación de las especies. Una variación que se puede apreciar en obras como bamboo [bambú] (2014) o die steine [piedras de la provincia de león] (2017). En ellas, de vries utiliza elementos de la naturaleza “tal cual” sin ninguna intervención, y llama la atención sobre la unidad y la diversidad del mundo que nos rodea. Esta diversidad morfológica está presente también en obras como the sickles (from spain) [las hoces (de españa)] (2017), donde las herramientas nos unen con las cosechas que cultivamos, recolectamos y consumimos.

De vries trabaja sobre la idea de la casualidad y cambio como artista, científico, filósofo y poeta y considera que la existencia depende de los “campos de casualidad”. Este campo de casualidad puede ser una diminuta parcela de 16 dm2 de tierra donde se pueden encontrar 472 diferentes tipos de plantas. Separando y mostrando cada elemento individualmente, permite visibilizar la unicidad de cada uno, de la misma manera que en phalaris arundinacea (1990), un cuadro de plantas prensadas sobre un fondo neutro. Este trabajo de recoger, catalogar y aislar es propio del científico que hay en él, mientras que la preocupación por representar la realidad tal cual la ve, es propia de su faceta como artista.

El cambio crea en todo momento oportunidades: cada campo es un campo de oportunidad; la oportunidad crea en cualquier momento posibilidades de cambio. Nada es permanente, todo evoluciona. Como los grandes troncos de un árbol quemado en burned III (2014-2015), transformados y metamorfoseados por el fuego para convertirse en esculturas negras relucientes.

El proceso de trabajo de de vries queda patente en los diarios que produce a raíz de sus viajes o caminatas. journal de la gomera [diario de la gomera] (1996-1997) y im winter auf dem grossen knetzberg – ein journal (2013) [el invierno en el gran knetzberg - un diario] (2013) están compuestos por muestras de diferentes objetos, elementos naturales o fotografías de esos lugares que forman un recuerdo visual de una experiencia. Sin embargo, su obra es más que visual, es una experiencia sensorial completa que nos impregna con los diferentes colores de la tierra como catalogue earth museum [catálogo de colección de tierras] (1978-2016), el aroma de humulus lupulus (de carrizo de la ribera, león) (2017), o el sonido de la respiración del artista en hear my breath – i am alive [escucha mi respiración – estoy vivo] (2016).

Con esta exposición, de vries nos incita a mirar y abrir los sentidos para percibir la belleza y diversidad del mundo que nos rodea. Porque "no solo se trata de lo que el artista está haciendo, creando o pensando que es parte de su concepto, sino lo que percibe, lo que le hace comenzar. Está conectado al mundo por sus sentidos: sus ojos, su sentido del gusto, sus oídos. No solo es el entorno, es su espacio vital y está conectado a él todo el tiempo, también por la respiración. Toma aire, lo suelta, lo toma, lo suelta, como cualquiera”.

chance & change. MUSAC. Avenida de los Reyes Leoneses, 24. León. Sala  2.  Del 17 de junio de 2017 al 4 de febrero de 2018. Comisariado: Kristine Guzmán.  Coordinación: Raquel Álvarez.

 

Un gran abrazo desde nuestra querida y culta España,

 Félix José Hernández.